jeudi 3 décembre | 04:29

Le feu d’artifice gastronomique des matsuri.

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Le mois d’Aout est la période ou il y a le plus de matsuri au Japon. Même si ces fêtes traditionnelles ont lieu tout au long de l’année c’est au printemps et en été qu’elles sont le plus nombreuses et les japonais aiment s’y rendre en famille ou entre amis pour assister aux festivités souvent liées a une célébration religieuse shintoïste. C’est aussi l’occasion de se régaler des délicieux plats salés ou sucrés proposés sur les « yatai » : les stands ambulants de nourritures typiques qu’on trouve pendant les matsuri.


Je vous plante le décor. Nous sommes à la mi-aout, c’est le soir et la nuit est déjà tombée depuis longtemps. Il fait moins chaud et vous avez revêtu un joli yukata (kimono en coton léger) pour rejoindre vos amis qui vous attendent dans la baie de Tokyo, non loin du rainbow bridge pour assister à un « Hanabi » : un feu d’artifice spectaculaire dont seuls les japonais ont le secret.

En arrivant vous ne pouvez résister aux odeurs de nourritures des nombreux yatai qui se sont installés dans les rues alentours. Vos glandes salivaires entrent en action et votre cerveau envois un message a votre estomac : j’ai faim ! Par quoi commencer ? Ca sent si bon et tout a l’air délicieux !
D’abord un stand de yaki soba, le plat typique le plus connu des matsuri. Ces nouilles sautées à la plancha sont particulièrement appréciées grâce a leur sauce otafuku un peu sucrées/salée.

Derrière se trouve un stand d’okonomiyaki :des grosses crêpes salées à base de chou venues d’Osaka tout comme les takoyaki : sorte de mini cakes de poulpe en forme de boulettes que l’on déguste avec la même sauce que celle des okonomiyaki, de la mayonnaise ou bien nature selon votre gout.


Puis vient le stand de ikayaki : de la seiche grillées à la plancha et plantée sur un pic a brochette pour le manger facilement. Ou bien des yakitori : des brochettes de poulets grillées au feu de bois tellement parfumées que le choix entre les 2 est impossible.

Une odeur sucrée vous interpelle, c’est celle des yaki tomorokoshi : des épis de maïs grillés est assaisonnés d’un savoureux mélange de sauce soja et de beurre fondu : un régal !

Avez-vous remarqué que le mot « Yaki » revient souvent ? Yaki veut dire grillé et dans la cuisine japonaise cette technique de cuisson est devenue presque un art.

Après une hésitation sur les furankufuruto: des saucisses grillées, ce sont les karaage qui vous attirent le plus. Ces petits beignets de poulet marinés ultra croustillants sont irrésistibles et vous les accompagnerez d’un tornado potato : une brochette de pomme de terre, découpée en spirale et frite.


Et comme il vous reste un peu de place pour un dessert c’est reparti pour un cruel dilemme sucré cette fois !

Vous connaissez déjà les taiyaki : ces gâteaux en formes de carpes grillés sur une plaque chauffante et fourrés à l’azuki sont une véritable institution au Japon. Ainsi que les kakigori et le glaces japonaises aux parfums atypiques. Là vous êtes plutôt a la recherche d’une douceur plus originale et ce ne sera pas non plus le wata ame  : barpapapa ou le ringo ame : la pomme d’amour aussi populaires en France qui auront votre faveur. Mais vous vous promettez qu’au printemps vous gouterez sa version Ichigo une brochette de fraises enrobée du même caramel croquant.

Non vous hésitez là encore entre un cornet de « baby castella » : une version mini du célèbre gâteau ultra moelleux importé du Portugal. Des petites boules sucrées crousti-fondantes en compétition avec un « mitarashi dango » : une brochette de mochi grillés et parfois assaisonnées à la sauce soja.
Vous êtes amusé de voir la technique de cuisson du karumeyaki : un gâteau traditionnel japonais cuit dans une petite casserole avec du sirop de maïs, du sucre et du bicarbonate de soude jusqu’à ce qu’il soit croustillant avec une texture similaire à la meringue.

Mais le temps presse, le feu d’artifice va commencer et vos amis vous attendent. Vous prenez au passage un choco-banana : la version japonaise du banana split. Une banane planté sur un bâtonnet et trempée dans du chocolat noir, saupoudrée de vermicelles multicolores. Et pour vous faire pardonner, vous offrirez un sachet de « donguri ame » à vos amis: de gros bonbons durs multicolores aux différents goûts fruités.

Maintenant que vous avez satisfait votre estomac, régalez vous les yeux sous le ciel d’un Tokyo éblouissant !

 

A propos de l'auteur

Hello, je suis Kyalolu: rédactrice cuisine japonaise. Tombée dans la culture japonaise quand j’étais petite, je partage avec vous ma passion pour ce beau pays au travers de sa gastronomie. Itadakimasu! ^_^

2 commentaires

  1. J’ai tellement salivé que j’aurais eu besoin d’un bavoir… ça m’a donné faim et j’ai même découvert des spécialités que je ne connaissais pas. Merci !

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