Je ne m’attendais pas à autant aimer Sous le ciel de Kyoto. J’en suis ressortie profondément touchée. C’est une histoire qui parle de la mort, du deuil, de la solitude et de la douleur avec beaucoup de justesse, mais qui est avant tout une magnifique ode à l’espoir… et à l’amour.

Ce que j’ai trouvé particulièrement réussi, c’est la manière dont le film aborde le deuil. Il ne cherche jamais à nous dire comment il faut le vivre. Au contraire, il nous montre que chacun avance à son rythme. On croit aller mieux, puis une émotion ressurgit sans prévenir. On avance, on recule, on apprend peu à peu à vivre avec l’absence. J’ai trouvé cette représentation très juste et profondément humaine.

Au cœur de cette histoire, il y a aussi une rencontre. Une de ces rencontres qui semblent arriver par hasard, mais qui finissent par changer une vie. Une véritable sérendipité. La relation qui se construit entre les personnages est pleine de pudeur, de douceur et de sincérité. Je me suis laissée porter par leur histoire et, je l’avoue, j’ai ressenti plusieurs fois ces fameux papillons dans le ventre.


Cette émotion passe aussi par les personnages, auxquels je me suis très vite attachée. Aucun n’est là pour faire de la figuration : chacun possède sa propre personnalité et de petits détails qui le rendent unique. J’ai adoré le chignon de Hana Sakurada, qui participe à son identité visuelle, et j’ai eu un véritable coup de cœur pour sa tenue aux inspirations africaines. Toru, lui, ne se sépare jamais de son ombrelle, devenue presque le reflet de son état d’esprit, tandis que Yamane affiche un style vestimentaire immédiatement reconnaissable. Tous ces choix peuvent sembler anodins, mais ils donnent énormément de vie aux personnages.

Impossible également de ne pas évoquer Sakura, le chien. Sa présence apporte une douceur incroyable au récit. Les animaux ont parfois cette faculté de ressentir nos émotions sans que nous ayons besoin de les exprimer. Ils réconfortent, rassurent et nous accompagnent dans les moments les plus difficiles. Sakura incarne parfaitement cette présence silencieuse, mais essentielle.

Le film m’a aussi séduite par sa façon de nous faire découvrir un Japon du quotidien. Pas celui des cartes postales, mais celui que vivent ses habitants. Une université, un sentō, des ruelles commerçantes, des parcs, un bowling, un aquarium ou encore de petits commerces… Autant de lieux simples qui rendent le récit encore plus authentique et qui donnent envie de s’immerger dans cette vie de tous les jours.

Le rythme est parfaitement dosé. L’histoire prend le temps de laisser évoluer ses personnages sans jamais devenir lente. Et alors que je pensais avoir compris où elle voulait m’emmener, elle m’a complètement surprise avec un plot twist que je n’avais absolument pas vu venir. Une révélation qui donne encore plus de force à tout ce qui précède.

Ce que je retiens avant tout de Sous le ciel de Kyoto, c’est le message qu’il transmet. Même lorsque la douleur semble tout envahir, la vie continue de nous offrir des raisons d’avancer. Une rencontre inattendue, un animal qui nous réconforte, un lieu où l’on se sent bien, un sourire… Il suffit parfois de peu pour retrouver un peu de lumière.
C’est un film sensible, sincère et profondément humain, qui rappelle qu’après les épreuves, il reste toujours une place pour l’espoir. Et parfois même… pour l’amour.
Un immense coup de cœur, que je ne peux que vous recommander.
Fiche technique
- Titre français : Sous le ciel de Kyoto
- Titre original : Kyo no Sora ga Ichiban Suki, to Mada Ienai Boku wa (今日の空が一番好き、とまだ言えない僕は)
- Réalisation : Akiko Ohku
- Scénario : Akiko Ohku, d’après le roman de Shusuke Fukutoku
- Pays d’origine : Japon
- Année de production : 2024
- Genres : Drame, romance
- Durée : 2 h 08
- Langue originale : Japonais
- Version : VOSTFR
- Date de sortie en France : 22 juillet 2026
- Distribution : Art House Films
- Classification : Tous publics
Distribution
- Riku Hagiwara : Toru Konishi
- Yuumi Kawai : Hana Sakurada
- Aoi Itō : Sacchan
- Kodai Kurosaki : Yamane
- Hajime Anzai : Master
- Honoka Matsumoto : Natsuho
- Arata Furuta : Sasaki
