Tokyo, Amour et Liberté

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Découvrez Tokyo, Amour et Liberté qui dévoile une partie de l’histoire japonaise de l’avant guerre. Aidée de l’histoire de sa famille et plus précisément celle de sa grand-mère, Kan Takahama raconte une partie de l’histoire de son pays à travers un manga très réussi.

Titre : Tokyo, Amour et Liberté
Titre VO : 四谷区花園町
Auteur : Kan Takahama
Adaptation : Yohan Leclerc
Date de parution en France 20 Septembre 2017
Date de parution au Japon 28 Novembre 2013
Éditeur : Glénat (France), (Japon)
Type : Seinen – Josei
Genre : Historique et Romance
Nombre de pages : 164
Prix : 10,75€
Nombre de volumes VF : 1/1
Nombre de volumes VO : 1/1
Public : 14 et +
Où trouver le manga

Résumé

Tokyo, 1926. Au quartier des plaisirs de Shinjuku, creuset de liberté où s’épanouit la contre-culture du Japon de l’entre-deux-guerres, Ishin, écrivain érotique en goguette, fait la rencontre d’Aki, une jeune métisse modèle pour des cours de dessin qui va bouleverser sa vie de bohème insouciante. Cependant, l’ombre de la guerre vient menacer leur idylle…
A travers cette tendre histoire d’amour, Kan Takahama dresse un portrait criant de vérité du Tokyo des années folles, une ère éphémère de libération et d’exubérance en marge de la militarisation du pays.

Auteure

Kan Takahama est née à Amakusa, dans la préfecture de Kumamoto. Elle est diplomée de la factultés des beaux-arts de l’université de Tsukuba. La jeune femme débute le manga en 2001 dans le magazin Garo. elle a publié Kinderbook, qui a reçu en 2004 le prix de la meilleure histoire courte de la revue américaine The Comics Journal ; Mariko Parade (avec Frédéric Boilet), L’Eau amère, 2 expressos, SAD GIRL ou encore Le Dernier Envol du papillon.
Elle a également participé à un ouvrage en édition limitée pour le célèbre joaillier Cartier, avec d’autres noms de la bande dessinée internationale.
Kan Takahama connait un succès international et la plupart de ses livres sont traduits en français.

Mots des auteurs du manga Tokyo, amour et libertés :

J’ai au près de moi les documents de deux personnes qui ont vécu dans l’avant-guerre : L’un était un homme du nom de Hidesaburo Tominaga, le frère aîné de ma grand-mère. L’autre s’appelait Yoshimune Miyake.

Hidesaburo, qui a servi de modèle à Eijiro Aoki, a véritablement publié des revues telles que “La porte de la sexualité” ou “Mer et Ciel”. […] A propos, c’est également lui qui a pris les photos sur la couverture de cet ouvrage. […]

Quant au deuxième homme, Yoshimune Miyake (le grand père de l’auteur), […] je ne savais quasiment rien de lui jusque tout récemment. Dans mon enfance, ma grand-mère, maintenant disparue, me parlait parfois de lui […]. Je trouvais seulement étrange que ma grand-mère ne se soit jamais remariée ni ai même fréquenté qui que ce soit d’autre après plus de cinquante ans, malgré les difficultés économiques qu’elle avait dû rencontrer en tant que veuve avec un enfant à charge. […] Ce sujet m’avait toujours laissée perplexe jusqu’à ce qu’après la mort de ma grand-mère je tombe parmi ses affaires sur le journal de mon grand-père. Alors le mystère s’est éclairci. Ce n’étaient que les écrits mélancoliques d’un jeune homme, mais je me suis mise à les lire en oubliant toute notion du temps, […]. Yoshimune Miyake était effectivement un homme suffisamment fascinant pour laisser au cœur une marque q’une cinquantaine d’années ne pouvaient pas effacer.
Je vous passe les détails mais il n’était pas écrivain érotique […]

A ce propos, j’avais beau avoir retrouvé le journal de mon grand-père, je ne possédais toujours aucune photo de lui, aussi ai-je dû me contenter d’imaginer à quoi il pouvait ressembler d’après son écriture et les histoires que l’on m’avait racontées. Mais alors que la publication touchait à sa fin, ma tante exhuma une photo de mariage de mes grands-parents. Yoshimune portait des lunettes rondes et un kimono revêtu d’une veste haori. […]

Chronique de Lalaa

9.2
92%
Un régal

L'histoire commence sur la présentation de deux hommes dans une rue de Shinjuku. On retrouve un narrateur qui est en dehors de l'histoire, celui-ci intervient tout au long du récit, et ce jusqu'à la fin du 18eme chapitre. Dans le dernier chapitre, on apprend qui est le narrateur, et on comprend mieux pourquoi celui-ci est omniscient.

Le premier homme présenté est le personnage principal : Yoshimune Miyake, surnommé Ishin. Le second est l'éditeur du personnage principal : Eijiro Aoki. Les deux hommes se trouvent dans un quartier chaud de Tokyo à la recherche d'une femme ressemblant à Theda Bara (Actrice américaine du cinéma muet. Ici, nos protagonistes la prennent pour référence dans le rôle de Cléoâtre, qu’elle interpréta dans un film de J. Gordon Edwards en 1917).

L'histoire est inspirée de faits réels, et plus précisément d’une histoire de la famille de l'auteure.

Les personnages aussi sont inspirés de personnes ayant réellement existé, et même si l'auteure avoue avoir modifié certains détails, cela ajoute un coté encore plus captivant au manga !

Pour information : j'ai rédigé ma chronique avant de lire les mots de l'auteure qui se en fin de tome, soit avant de découvrir que tout était inspiré de faits réels.

J'ai trouvé que le thème était assez innovent (bien que ce soit la "mode" de sortir des mangas historiques).

L'auteure ne se censure pas et n'hésite pas à dessiner du nu (principalement féminin), mais celui-ci n'est pas vulgaire. Les graphismes sont très plaisants. C'est un critère important à mes yeux, car lorsque j'hésite à m'acheter un manga, je me décide selon si les graphismes me plaisent ou non. Le style du dessin est propre à l’auteure. La sublime page couleur du début de chapitre 1 permet de mieux visualiser les personnages. La table des matières avec un plan noir et blanc en fond est vraiment sympa, et offre la possibilité de mieux s’imaginer la ville.

Au niveau de la qualité du livre, il n'y a rien à redire. La mise en contraste de la couleur des pages qui sont noires pour les 18 chapitres, puis blanches pour le 19eme chapitre est un procédé que j’ai trouvé intelligeant. A la lecture du dernier chapitre, le choix du colorie des pages prends tout son sens. C’est une véritable mise en lumière, car tout au long de la lecture, on ne fait pas attention au colorie des pages, jusqu'à la découverte des pages blanches.

Ce titre est un vrai régal à lire. Si vous hésitiez, il ne le faut plus ! Foncez !!

  • Histoire
    10
  • Thème
    8
  • Personnages
    9
  • Graphismes
    9
  • Qualité du livre
    10
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À propos

Lalaa

Hello~ Je suis Lalaa ! ☆~(๑ゝڡ◕๑) Je suis fan de tout ce qui se rapporte à la culture asiatique, et j'adore découvrir de nouvelles choses. J'adore la photographie et écrire (https://www.facebook.com/OneStoryDream/)

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