Takeshita Dori VS Urahara

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Le quartier d’Harajuku est souvent décrit comme l’épicentre de la mode urbaine japonaise, là où naissent les influences. Mais toutes les rues n’ont pas le même visage, ni les mêmes inspirations. Il suffit de visiter les lieux pour s’en rendre compte. Deux secteurs se démarquent tout particulièrement : la Takeshita Dori, et les ruelles qui composent Urahara.

 

Takeshita Dori

La Takeshita Dori (ou Takeshita Street) est une rue piétonne d’un peu plus de 350 mètres située en face de la gare d’Harajuku. Berceau de la culture Kawaii, les visiteurs sont accueillis par une arche dont la décoration faite de ballons change selon les saisons. Une multitude de magasins et de snacks bordent la rue : accessoires hauts en couleurs et vêtements originaux, machines à Purikura, crêpes fourrées ou barbes à papa géantes, tout est mis en oeuvre pour attirer la jeunesse de la capitale. On y prône l’extravagance et aucune limite n’est imposée. Des marques comme Wego ou ACDC RAG font le bonheur de ces jeunes fashionistas qui ne manque pas d’inspiration en matière de looks. Mais dans un univers en perpétuelle évolution, y compris dans la mode, il est parfois difficile pour les enseignes de résister à l’épreuve du temps. Il n’est pas rare de voir disparaître une boutique peu d’années après son ouverture si celle-ci ne correspond plus aux tendances dictées par les adolescents ou les magazines spécialisés. Autre revers de la médaille, la Takeshita Dori est devenue au fil des années une attraction touristique. Le week-end, il est souvent difficile d’y circuler en raison de la très forte fréquentation. Attention également aux rabatteurs de quelques magasins où la qualité et l’origine des produits sont plutôt douteuses. Bien qu’elle ait un peu perdu de son essence première, elle reste néanmoins un passage obligé pour les amoureux de la mode japonaise.

 

Urahara

Urahara signifie littérallement “derrière Harajuku“. Cet ensemble de ruelles regorge de boutiques indépendantes, de friperies, de galeries d’art et de cafés à l’ambiance décontractée. Inutile d’y chercher de grandes enseignes ou de marques connues mondialement. On y privilégie les pièces uniques afin que chacun puisse exprimer son individualité. Loin de l’agitation de la rue voisine, l’esprit Urahara se veut plus humble et plus sophistiqué. On préférera y flâner calmement tout en profitant des œuvres de street art sur les murs. C’est grâce à l’esprit créatif d’artistes et de designers comme Hiroshi Fujiwara, Jun Takahashi, ou encore Nigo que ce lieu a vu le jour dans les années 1980. Fortement marqués par la sous-culture américaine (hip-hop) et anglaise (punk), ils posent les bases du streetwear à la mode japonaise grâce à leurs boutiques : NOWHERENEIGHBORHOOD ou encore A Bathing Ape. Mais le mouvement Urahara a connu quelques troubles en raison du rachat de marques emblématiques par des conglomérats étrangers ou de l’introduction des ordinateurs dans la conception de designs. Il faut plutôt y voir une évolution due au succès de ces marques mises en avant par les médias sur la scène internationale de la mode. De plus, le regain d’intérêt que porte la jeunesse tokyoïte pour le streetwear présage encore de belles années pour ce mouvement. Son avenir est désormais entre leurs mains.

 

La Takeshita Dori et Urahara : deux univers distincts, mais tous deux précurseurs dans l’univers de la mode urbaine.

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À propos

Megu

Coucou c'est Megu ! Amoureuse du quartier d'Harajuku, je suis chroniqueuse Mode sur Japan Glossy. Retrouvez mon quotidien japonisant sur mon blog : https://megudesu.wordpress.com/

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