Park Life

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Park Life

«Dans le carrefour souterrain de Hibiya circulent trois lignes.»

Titre : Park Life
Auteur : Yoshida Shuichi
Illustrateur : Emilie Protière
Genre : Lifestyle
Éditeur : Éditions Philippe Picquier
Nombres de pages : 112 Pages
Prix : 13€
Date de sortie :  Octobre 2020 (version illustré) / Septembre 2007

Résumé :

Voici une bouffée d’air pur, un air venu du parc de Hibiya à Tôkyô, où l’on pénètre sur les pas d’un jeune employé légèrement excentrique, et soudain « l’exhalaison de terre et d’herbe vous chatouille les narines ».
Ce roman a le charme des parenthèses qui s’ouvrent parfois dans la vie pour laisser entrer l’enchantement, comme un léger vertige teinté de déraison. La ville n’est pas loin, les buildings cernent l’horizon, mais dans cet espace clos et protégé, se jouent les menues aventures qui donnent son goût unique à l’existence, la petite musique d’un grand parc au cœur d’une immense capitale.

Informations sur l’auteur :

Yoshida Shuichi est né en 1968.
Il suivra des études de gestion à l’université de Hosei à Tokyo, puis se mettra à écrire et obtient le prix Bungakkai du premier roman pour Saigo no musoko «Le Dernier fils ».
En 2002, il obtient le prix Akutagawa pour «Park Life».
Certains de ses ouvrages on été adapté en film.

Quelques photos de cet ouvrage magnifique

Chronique de Lalaa

Une bouffé d'air

Park Life ou le roman bol d'air.
C'est le petit surnom que je lui ai donné car la découverte de ce parc, à travers le roman, m'a vraiment sorti de mon quotidien pour me plonger à l'intérieur du parc Hibiya mais aussi dans la vie de ceux qui s'y rendent.
Et je pense que la version illustrée par Emilie Protière m'a encore plus aidé à visualiser ce parc et son microcosme.

Bien que je ne m'y attarde pas spécialement habituellement, j'ai été séduite par la qualité de cet ouvrage. La qualité du papier et de la couverture est vraiment agréable; l'impression rend les illustrations superbes !

Je n'essaierai pas de vous décrire ne serait-ce que le début de ce roman car c'est indescriptible.
Disons simplement que nous entrons soudainement dans la vie d'un homme, dont on ne saura pas le nom (du moins, je ne l'ai pas retrouvé).
Sa vie semble on ne peut plus banale comparée à celle de son entourage.
Parmi celui-ci, nous avons : sa mère qui l'a quasiment viré de chez lui pour profiter de quelques jours à Tokyo, le couple (si l'on peut encore appeler ça ainsi) chez qui il squatte et où il fait office de baby-sitter pour un singe, et enfin une femme qu'il a rencontrée de façon cocasse.

Notre protagoniste est encré dans une certaine routine, et fait partie intégrante du microcosme du parc.

Si j'ai pu autant me sentir au parc Hibiya c'est que pour moi, il joue un rôle important dans le roman, s'en est même un personnage principal à mon sens.
Nous suivons d'ailleurs plus la vie du parc que celle de notre narrateur.

Tout au long du roman, je me suis régulièrement demandée comment on avait pu en arriver là, mais c'est en finissant le roman que je me suis aperçue, après coup, que nous ne suivions pas l'homme mais bien le parc, à quelques moments près.
Le parc est à l'origine de tous dans le roman : des rencontres, des dialogues, des tournures...
Si je me suis demandée à de nombreuses reprises comment l'intrigue avait pu en arriver à tel ou tel moment, c'est que l'auteur nous ramène tout simplement au parc dès qu'on s'en éloigne.

De ce fait, nous avons l'impression de tout suivre de loin, que ce soit la vie du narrateur, mais aussi celle des autres personnages, surtout celle de la femme au straburks, dont l'auteur choisit délibérément de ne pas nous donner plus d'information.

Le parc Hibiya est le personnage sur lequel on en sait le plus, mais il vit à travers les personnes qui s'y trouvent, ce qui limite son développement dans le roman.

C'est une lecture vraiment agréable, qui n'a pas véritablement de début ni de fin.
Je vous recommande vivement la version illustrée !

A propos de l'auteur

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