Le fusil de chasse

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Le fusil de chasse

«Un jour, il m’arriva de donner au Compagnon du Chasseur un poème intitulé

Le Fusil de chasse.»

Titre : Le fusil de chasse
Auteur : Yasushi Inoué
Genre : Épistolaire
Nombres de pages : 106 Pages
Prix : 7.5€
Date de sortie : Janvier 1963 (France) / 1949 (Japon)

Résumé :

L’histoire d’une liaison, source de passion, de rupture et de mort, racontée à travers trois lettres inoubliables dans un style glacé et brûlant qui fait de ce court roman un chef-d’œuvre universel.

Informations sur l’auteur :

Poète, nouvelliste et romancier, Yasushi Inoue est l’un des plus grand et plus populaire écrivain japonais de son temps. Certaines de ces œuvres ont été adaptés au cinéma mais également au théâtre. Récemment, «Le fusil de chasse» a fait l’objet d’une lecture par Laure Calamy en 2018.

«L’amour est une obsession. Il est parfaitement normal d’être obsédé par le besoin d’une tasse de thé. Alors, pourquoi n’aurais-je pas le droit d’être obsédé par toi»

Chronique de Lalaa

Émouvant

Je pense que ce roman est l'un des plus vieux que j'ai pu lire jusqu'à présent.
Et pourtant, les thèmes abordé sont toujours d'actualité !
Ce qui m'a d'abord poussé à lire ce roman est le fait qu'il soit court, et que ce soit un roman type épistolaire.

Le contexte est rapidement mit en place, un homme, qui a écrit un poème dans un magazine de chasse reçoit une lettre d'un dénommé Josuke Misugi ayant lu le poème.
Jusque-là, rien de bien extravagant dans l'histoire.
Mais ce qui nous intéresse réellement c'est ce mystérieux Misugi et les lettres qu'il l'a joint à la sienne.
Elles sont au nombre de trois, trois lettres pour trois femmes.

La première lettre est d'une dénommée Shoko, ou la fille de la maîtresse.
Cette première lettre parle de l'infidélité que Misugi avait avec la mère de Shoko, récemment décédée.
Parlons de la mise en forme de la lettre. On dirait qu'elle est composée de plusieurs lettres. On retrouve plusieurs fois l'annotation - "Cher Josuke"
La découverte de cette lettre m'a beaucoup émue, et c'est la première fois que je ressens autant de tristesse en lisant un livre.
Cette lettre est un mélange de tristesse, d'incompréhension et de remise en question.
Shoko découvre et partage la découverte de la liaison cachée de sa mère. Elle nous fait part de sa frustration de ne pas connaitre sa propre mère.
C'est une véritable remise en question existentielle, et c'est surement ce qui m'a le plus touchée dans cette lettre.
En la lisant petit à petit, je réagissais comme si je l'avais écrite.

La seconde lettre vient de Midori, la femme de Misugi.
Cette lettre, qui rebondit sur la première, demande le divorce et expose les raisons de cette demande.
On fait face à une femme très différente de Shoko tant par son mode de vie que par ses points de vue en temps que femme.
On retrouve un style d'écriture très différent de la première lettre.

Pour la troisième et dernière lettre, c'est une lettre de la maîtresse : Saïko.
C'est une lettre post-hume, qui parle principalement d'elle-même, de ses sentiments, mais également d'un elle "caché".

Dans ce livre, nous suivons le narrateur qui est à la même place que le lecteur.
Il est en dehors de toute l'histoire, et découvre, en même temps que nous, ces lettres.

C'est un roman aux multiples formes d'écritures et aux thèmes multiples. On découvre des femmes fondamentalement différentes, et pourtant liées par un homme.

A propos de l'auteur

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