La princesse qui aimait les chenilles

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La princesse qui aimait les chenilles

« Il était une fois un temple au bord de la mer. »

 

Titre : La princesse qui aimait les chenilles
Racontés par : Ryôji Nakamura / René de Ceccatty
Genre : Folklore, légendes anciennes
Éditeur : Éditions Philippe Picquier
Nombres de pages : 144 Pages
Prix : 7€50
Date de sortie : Janvier 2017

Résumé :

Ces six contes sont aussi anciens que le Japon. Puisés dans le folklore et adaptés de recueils de légendes anciennes et de contes du Moyen Age, ils se donnent à lire comme un trésor de récits dans lesquels bien souvent le fantastique le dispute au merveilleux. Monde peuplé de monstres et de géants, de spectres terrifiants et de fantômes bienveillants, dans lequel on peut entendre les voix du rêve et du surnaturel : parfois les enfants naissent dans un coquillage ou dans une pêche, souvent les objets magiques font des prodiges, et les princesses sont délivrées comme dans nos contes d’enfants, même s’il leur arrive d’avoir des caprices inexplicables.

Mot des “auteurs” :

Nous avons adapté très librement, en les réorganisant et regroupant à notre guise, des contes populaires japonais rapportés dans la Nihon minzoku jiten (Dictionnaire du folklore japonais, éd. Kôbun-dô), le Nihon mukashibanashi jiten (Dictionnaire des légendes anciennes japonaises, éd. Kôbun-dô), le recueil Nihon ne densetsu de Miyoko Matsutani (Légendes du Japon, éd.Kôdansha), Tsutsumi chûngon monogatari (Contes du conseiller Tsutsumi, éd. Iwanami), Heike monogatari (Le roman des Heike, éd. Iwanami) et enfin Les recueils de Lafcadio Hearn, Kaidan et Esquisses japonaises (éd. Mercure de France).

Chronique de Lalaa

A la découverte du folklore et des légendes japonaises

« La princesse qui aimait les chenilles » est un recueil composé de 6 contes moyenâgeux du Japon, tournant autour du folklore et de mythes japonais.

Mais avant de donner mon avis, voici un petit résumé des six contes que l'on peut découvrir !

Le premier se nomme « Hoichi sans oreilles », le conte tourne autour d'un temple et d'un moine aveugle (Hoichi) y vivant. Ce dernier, tout les soirs, offre un chant face à la mer, parlant d'une femme et de son enfant, dont le royaume a été déchu.

Le second, « Les Kappas » nous parle sans grand suspense de cinq frères Kappa, rêvant de conquérir le monde et les hommes en leur volant leur richesse.

Dans le troisième, « La femme des neiges », nous suivons l'histoire de deux frères bucheron, dont leur vie, est étonnamment remplis de magie.

Le quatrième, « Le village des vieillards sans enfants » se déroule dans un village remplis de personnes âgées. Nous suivons d'abord un bout de vie du confiseur, puis petit à petit, de nombreuses vies différentes.

Le cinquième, « Le spectre sans visage » nous parle brièvement d'un homme, devant rentré chez lui a pied, et dont la réflexion se porte sur son incapacité à mettre un visage sur ses nombreux clients.

Pour la sixième et dernière, dont le titre du roman vient, « La princesse qui aimait les chenilles », le conte nous dévoile la vie de deux princesses vivant l'une à côté de l'autre et dont la vie est presque similaire, jusqu'au métier de leur père. Une chose les sépare : leur passion.

Chaque histoires à leur brin de folklore ou de magie; d'horreur ou de tristesse.
En achetant ce roman je ne m'attendais pas à être autant surprise, ou parfois effrayé ayant un frisson dans le dos, car je ne m'attendais pas du tout à ce genre de dénouement.
J'ai aussi été écœurée des kappas et de leur actes affreux; la vision que j'en avais était moins abominable, même si ma plus grosse référence sur ces monstres légendaires venait du célèbre film "Un été avec Coo".
Les moins "effrayantes" sont la quatrième et sixième histoires; même si pour ma part, je classifierais « Le village des vieillards sans enfants » plus "d'affreux", au vu du dénouement triste.

En faisant quelques recherches, j'ai découvert que « La princesse qui aimait les chenilles » est le conte dont Hayao Miyazaki a été inspiré pour créer le personnage de Nausicaä.
Autre fait intéressant, les personnages de « Le village des vieillards sans enfants » sont utilisés dans de nombreux contes et légendes japonaise.

Dans l'ensemble le livre est vraiment plaisant à lire !
Les contes sont court, de 8 à 44 pages pour le plus long, nous sommes pas obligé de lire les contes dans l'ordre et offre ainsi la possibilité de lire en fonction de notre humeur.

Il est vraiment pratique pour les transports en commun.

On se laisse facilement emporté dans les différents monde que le roman nous offre, et on se laisse surprendre par la tournure, parfois injuste, des contes.
Je trouve ce roman vraiment sympa quand on veut découvrir les contes et légendes japonaises, mais apporte aucunes réponses aux questions que l'on peut se poser après lecture.

Pour ma part, j'ai découverts de nouvelles légendes et c'est exactement ce que je recherchais.

A propos de l'auteur

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