mercredi 4 mars | 14:34

La basket ballerine : la fusion mode qui explose au Japon

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La création hybride entre la ballerine et la basket arrive enfin dans les rayons japonais pour la saison printemps-été 2026.

La popularité du balletcore après le COVID avait déjà préparé le terrain pour l’arrivée de ces chaussures, qui allient l’élégance des ballerines au maintien des baskets, dès 2025 chez les modeuses occidentales. Surnommées sneakerinas ou ballet sneakers : elles font peut-être hausser les sourcils et ne séduiront sûrement pas tout le monde. D’ailleurs, les détracteurs affirment qu’elles finiront au cimetière des tendances oubliées. Pourtant, certains modèles semblent avoir le potentiel pour s’imposer. Découvrez comment les porter, et vous pourriez bien changer d’avis.

Adidas Taekwondo Mei Ballet

Puma Speedcat Ballet

 

 

 

Le balletcore

 

Pour comprendre comment une telle création a pu voir le jour, il faut remonter à l’ère post-Covid. En 2021-2022, une esthétique appelée balletcore explose sur les plateformes TikTok et Pinterest.
Le suffixe “-core » similaire au “-kei” japonais, désigne un style et un univers associé. Il avait déjà été utilisé pour d’autres tendances comme le cottage core (robes champêtres, nature, nœud dans une chevelure bouclée).

Le balletcore véhicule l’image d’une fille féminine et athlétique. Une esthétique où l’on associe un cache cœur pastel, un chignon élégant et un pantalon de jogging gris. Comme si l’on sortait de notre cours de ballet et que l’on avait mélangé nos vêtements de ville à notre tenue d’échauffement.

Balletcore. Crédit Urban Outfitters

 

Balletcore. Collage Pinterest

L’arrivée des hybrides ballerines baskets

 

Après l’essoufflement des dad shoes (comme certaines baskets New Balance) et des chunky sneakers à semelles épaisses, le terrain était prêt pour son opposé : une chaussure fine et élégante alliant la ligne féminine de la ballerine au confort athleisure de la basket.

La créatrice Simone Rocha est souvent mentionnée comme l’une des instigatrices de cette esthétique hybride.

À la base surnommées sneakerinas par les magazines, les grandes maisons comme Louis Vuitton ou Miu Miu ont elles aussi sorti leurs versions.

 

Ballerines gymnase Miu Miu. Crédit Miu Miu

 

Louis Vuitton Soulier Sneakerina. Crédit Louis Vuitton

Mais ce sont surtout les marques comme Puma et Adidas qui ont dominé le marché. Les modèles Speedcat Ballet chez Puma et la Taekwondo Mei Ballet chez Adidas ont été propulsés sur le podium des baskets “in” à porter en 2025.

Speedcat ballet de Puma. Crédit Puma

Taekwondo Mei Ballet. Crédit Adidas

 

Au Japon, les boutiques ABC mart par exemple (équivalent de grandes enseignes comme notre “courir” français) ont même dû instaurer des limites d’achat sur les speedcat ballet et Tokyo marijane à une paire par personne. Le signe d’un grand succès commercial au Japon.

Tokyo marijane. Crédit Adidas

Mais le vrai grand signal d’une tendance émergente est l’arrivée des ballets sneakers chez l’ultra fast fashion petite sœur de Uniqlo : GU.

GU est souvent considéré comme un baromètre des tendances. En effet, contrairement à sa grande sœur Uniqlo, qui privilégie plutôt les pièces classiques et les matières de meilleure qualité, le marketing de GU se rapproche plus d’une ultra fast fashion avec des micro tendances relayées très rapidement via de nombreux nouveaux articles.

 

Crédit GU

 

Pour l’instant, au moment de la rédaction de ces lignes, la tendance n’a pas encore véritablement envahi la rue dans ma région. Cependant, il est très facile de repérer différents modèles de ballet sneakers dans les boutiques.

Pour les besoins de cet article, je suis allée essayer quelques modèles et j’avoue avoir été surprise par ma réaction plutôt positive. Le confort est indéniable et le rendu est… intéressant par son originalité. Je le qualifierais simplement de kawaii, tout comme la vendeuse qui s’est occupée de moi. C’est pourquoi je pense que le marché japonais est un bon candidat pour cette nouvelle basket.

 

A propos de l'auteur

Je suis une passionnée de mode, de sociologie et de culture japonaise. Après avoir obtenu une licence en langue et civilisation japonaise, j'ai vécu trois ans à Kyoto et Osaka en tant qu'étudiante à l'université de Ritsumeikan et modèle. De retour en France, j'ai eu l'opportunité de travailler dans le milieu du luxe (Louis Vuitton, Dior, Isabel Marant, Paule Ka…). Mais le Japon me manquait tellement que j'y suis retournée en 2019 ! J'habite maintenant près de Kobe, dans la région du Kansai où j'ai repris mon activité de model. En juillet 2021, j'ai rejoint l'équipe de Japan Glossy en tant que rédactrice mode et beauté. Je partage mes découvertes et analyses sur les tendances japonaises, les produits de beauté et les marques locales.

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