Il existe des jeux qui cherchent à impressionner. Et d’autres qui cherchent à questionner.
Avec PRAGMATA, Capcom semble vouloir faire les deux — mais autrement. Là où le jeu vidéo AAA moderne mise souvent sur la vitesse, la puissance ou le spectaculaire permanent, PRAGMATA semble choisir le silence, l’espace et l’intime.

Dans le vide froid de la Lune, ce ne sont pas seulement des robots hostiles qui attendent le joueur. C’est une question beaucoup plus simple — et beaucoup plus vertigineuse : que devient l’humanité quand elle confie son destin aux machines ?
Une nouvelle licence Capcom qui tranche avec le reste du catalogue
PRAGMATA est une nouvelle licence originale de Capcom, pensée comme une expérience mêlant narration forte et gameplay hybride.
Le jeu est prévu pour le 24 avril 2026 sur :
- PlayStation 5
- Xbox Series X|S
- Nintendo Switch 2
- PC (Steam)
Une démo publique, intitulée Sketchbook, permet déjà de découvrir les mécaniques principales du jeu.
Une station lunaire, deux survivants, une intelligence artificielle hostile

PRAGMATA se déroule dans un futur proche, sur une station de recherche lunaire devenue incontrôlable.
Le joueur suit :
- Hugh, un astronaute
- Diana, une androïde à l’apparence d’enfant

Après avoir été identifiés comme des menaces par l’intelligence artificielle qui contrôle la station, ils doivent fuir, survivre et tenter de retrouver un chemin vers la Terre.
Cette situation installe immédiatement un climat très particulier :
- isolement total
- dépendance à la technologie
- méfiance envers l’intelligence artificielle
Tirer, hacker, survivre : un gameplay qui raconte une relation

PRAGMATA repose sur un système mêlant :
- combat d’action
- hacking en temps réel
- coordination entre Hugh et Diana
Le hacking permet d’affaiblir les ennemis, d’ouvrir l’environnement ou de contourner certaines situations, tandis que Hugh gère le combat direct et la survie physique.

Le jeu encourage aussi la rejouabilité grâce à des mécaniques et fonctionnalités qui ne se dévoilent pleinement qu’après plusieurs parties.
Ici, la mécanique devient presque symbolique :
- l’humain combat.
- la machine comprend.
Une science-fiction profondément japonaise
PRAGMATA semble s’inscrire dans une tradition culturelle forte : celle d’une science-fiction où la technologie n’est jamais seulement un outil — mais un miroir.

Le jeu évoque plusieurs thèmes classiques :
- la solitude technologique
- l’émotion chez la machine
- la responsabilité humaine face à ses créations
- la fragilité du lien humain dans un monde ultra-technologique
PRAGMATA ne semble pas raconter une guerre contre les machines. Il semble raconter ce qu’il reste de l’humain quand la machine devient indispensable.

Un pari créatif pour Capcom
PRAGMATA représente un pari rare dans le AAA moderne :
- nouvelle licence originale
- gameplay expérimental
- narration émotionnelle
- univers science-fiction atmosphérique
Dans un catalogue dominé par des licences historiques, PRAGMATA pourrait devenir l’une des nouvelles signatures créatives du studio.
Pourquoi PRAGMATA intrigue déjà
Parce qu’il promet quelque chose de rare : une science-fiction où l’action n’efface pas l’émotion.

Dans PRAGMATA, la survie semble autant passer par la compréhension que par la force.
Il y a quelque chose de profondément humain dans l’idée d’envoyer des machines explorer l’espace… puis de devoir compter sur elles pour survivre.
PRAGMATA semble raconter cette contradiction silencieuse : nous créons la technologie pour nous protéger, puis nous devons apprendre à lui faire confiance.
Dans le silence de la Lune, loin de toute civilisation, le jeu semble poser une question simple — mais vertigineuse :
Si la machine apprend à ressentir… qu’est-ce qui fait encore de nous des humains ?