Le 7 juillet 2026, Yuki Chiba faisait escale à La Bellevilloise, à Paris, dans le cadre de sa tournée européenne. Anciennement connu sous le nom de KOHH, le rappeur japonais est aujourd’hui l’une des figures incontournables de la scène hip-hop nippone. Ces derniers mois, Team Tomodachi et sa collaboration avec Megan Thee Stallion sur Mamushi ont largement contribué à accroître sa notoriété à l’international.
J’ai découvert Yuki Chiba grâce à ces deux titres, mais c’est surtout mon amie Tinakrys, grande connaisseuse de rap japonais, qui m’a convaincue d’assister à ce concert.
Une présence scénique qui fait la différence
Yuki Chiba est arrivé sur scène avec beaucoup de simplicité, sans artifices. Pourtant, il n’a fallu que quelques instants pour qu’il capte toute l’attention de la salle. Très à l’aise, il a occupé la scène du début à la fin avec une présence naturelle.
Le concert alternait entre les morceaux les plus énergiques de son répertoire et des titres plus posés issus de son album Eien. Une bonne occasion de découvrir une facette plus mélodique de l’artiste, bien différente de l’image que peuvent renvoyer des titres comme Team Tomodachi.
Un public français particulièrement investi
La salle semblait bien remplie et le public a répondu présent tout au long de la soirée. Beaucoup de spectateurs chantaient les paroles en japonais, créant une belle connexion avec l’artiste.
L’ambiance est montée d’un cran sur Annyeonghaseyo, puis sur Team Tomodachi, au point que Yuki Chiba a décidé d’interpréter ce dernier plus tôt que prévu dans sa setlist. On sentait qu’il prenait beaucoup de plaisir face à l’énergie du public français.
Parmi les moments marquants, on retiendra également les centaines de lumières de smartphones agitées au rythme de ses indications, les cadeaux acceptés directement sur scène, mais aussi sa réaction amusée lorsque le public s’est mis à reprendre le traditionnel « popolopopopopo », une coutume des concerts français qu’il découvrait visiblement.
Quelques échanges avec le public
Entre deux morceaux, l’artiste a également partagé quelques anecdotes sur son séjour à Paris, notamment une histoire amusante autour de l’achat d’une banane, qui a fait sourire toute la salle.
Le concert s’est conclu sur Sukiyaki, le célèbre titre de Kyu Sakamoto, que Yuki Chiba considère comme sa chanson préférée à interpréter au karaoké. Une conclusion inattendue qui a surpris une partie du public.
Notre avis
Yuki Chiba a livré une prestation convaincante, portée par son charisme et par un public français particulièrement enthousiaste. Son aisance sur scène et la diversité de son répertoire donnent envie de le revoir lors d’un prochain passage en France.
Le seul vrai point noir concerne l’organisation. Les détenteurs de billets Premium devaient être présents avant 18 h, alors que le concert n’a commencé qu’aux alentours de 20 h 30. Plus de deux heures d’attente pour un spectacle d’environ une heure : un ratio frustrant qui laisse le sentiment que la soirée s’est terminée trop vite.
Malgré cela, Yuki Chiba confirme qu’il est un artiste à voir sur scène. Si vous aimez le rap japonais, mais aussi le hip-hop en général, son prochain passage en France mérite clairement le détour.
