Titre : Qui a vu le paon danser ?
Mangaka : Asami Rito
Date de parution : 28/08/2025
Éditeur : Akata
Genres : Polar, Enquête
Prix : 8,05e
Nombre de pages : 150
Nombre de volumes dispo : 4/7 (en cours)
ISBN : 978-2382126388
Résumé de Qui a vu le paon danser ? – Tome 1
Depuis la mort de sa mère, Komugi vit seule avec son père, un policier à la retraite. Mais le soir de Noël, ce dernier décède dans un incendie criminel. Très vite, un suspect est appréhendé… Seulement, après avoir découvert un courrier posthume de son père, la jeune femme commence à remettre en question les résultats de l’enquête. Aidée d’un curieux avocat, elle décide de lever le voile sur cette tragédie… sans se douter de l’étendue de la conspiration qui se trame !
L’auteure
Asami Rito est une jeune mangaka japonaise originaire de la région de Saitama née en 1990, dont on ne sait que peu de choses si ce n’est qu’elle a remporté le 33ème prix Akiko Higashimura MANGA OPEN pour son œuvre Le troisième dimanche. Sa première œuvre Ichikei no Karasu (inédite chez nous) est son premier manga publié sous format relié.
Qui a vu le paon danser ? est sa deuxième œuvre à avoir été adaptée en série par Netflix pour la télévision après Ichikei no Karasu qui se déroule lui aussi dans le monde juridique.
Au début du manga, on découvre Komugi le personnage principal de cette histoire, partageant un ramen avec son père un ex-policier à la retraite dans une scène touchante entre les deux personnages nous montrant à quel point tout deux étaient proches. Rapidement, l’histoire bascule dans le drame avec le décès du père de Komugi dans un incendie criminel.
Tous les indices mènent à l’arrestation d’un suspect, le fils d’un meurtrier qui avait été inculpé pour l’affaire du meurtre d’une famille à Higashiyama et sur laquelle le père de Komugi avait travaillé des années auparavant. La douleur de la perte de son père pousse l’héroïne à retourner au stand de ramen où ils avaient leurs habitudes, cherchant du réconfort auprès du gérant qui l’a vu grandir. Ce dernier lui remet alors une enveloppe mystérieuse : une lettre signée de la main de son père, rédigée peu de temps avant sa mort, avec une liste de noms de meurtriers présumés à innocenter ainsi que de l’argent pour embaucher un avocat. Convaincue que son père connaissait la véritable identité de l’assassin, l’héroïne fait appel aux services d’un avocat désigné par son père afin de comprendre en quoi ces deux affaires semblent être liées et trouver le véritable coupable !
Le point fort de ce manga est sans nul doute son intrigue. Pour écrire son histoire, la mangaka s’est entourée de deux consultants, un policier et un juridique, ce qui donne à l’histoire un aspect réaliste.
C’est avec son adaptation télévisée que j’ai connu ce manga qui m’a tout de suite plu pour son héroïne déterminée à connaître la vérité sur le meurtre de son père malgré les doutes distillés un journaliste ou même ses proches. Ce qui rend ce manga si plaisant à lire, c’est surtout son côté jeu de piste. La mangaka installe son intrigue dans ce premier tome et nous entraîne dans une enquête afin de trouver le coupable, nous faisant douter et distillant des indices au compte-gouttes, tout en mêlant les scènes actuelles à celles du passé, à l’époque où son père était encore vivant. Tous semblent cacher un secret dont chacune des pièces constitue un puzzle que Komugi devra rassembler si elle veut enfin connaître la vérité. C’est notamment lors d’un de ces flash-back que l’on va comprendre la métaphore qui nous est évoquée dans le titre du livre et expliquée dès ce premier tome. Si dans un premier temps le personnage de l’avocat peut sembler distant, très vite, il s’attachera à l’héroïne avec qui il va construire une relation fusionnelle et protecteur envers elle, un garde-fou nécessaire qui contraste avec sa personnalité téméraire, ce qui en fait un duo plaisant à suivre.
La touche d’humour présente dans les dialogues entre les personnages donne de la légèreté à cette histoire tragique. Le récit, rythmé par l’enchaînement rapide des actions, nous incite à tourner les pages afin d’en apprendre davantage sur ce qu’il s’est passé. Tout comme Komugi, au début, nous sommes plongés dans l’ignorance et ce n’est qu’ à mesure que l’intrigue progresse que le dénouement nous est révélé petit à petit.
Le style de dessin plutôt basique s’avère suffisamment efficace pour nous permettre d’identifier rapidement les personnages sans les confondre. Les meurtres sont dessinés de manière à nous montrer la gravité de la scène sans pour autant nous choquer avec des détails sordides et le découpage permet une lecture fluide avec un mélange habile d’ombres et de lumière.
Un grand merci à Akata pour nous avoir permis de découvrir ce manga en France.
