dimanche 10 mai

La 13e Piste

 

Titre : La 13e piste
Mangaka : Sanbe Kei
Date de parution19/03/2026
Éditeur : Ki-oon
Genres : Mystère, Enquête
Prix : 7,95 e
Nombre de pages : 192
Nombre de volumes dispo :   1/7 (en cours)
ISBN : 979-10-327-2346-3

Résumé de La 13e piste – Tome 1

En 2019, une habitation du quartier de Sakura New Town brûle entièrement, et trois cadavres y sont retrouvés… Un an plus tôt, Toya, enseignant en école primaire, et sa femme Haru viennent tout juste de faire construire leur maison à… Sakura New Town.

Ils font de leur mieux pour offrir une enfance heureuse à leur fils Ao, souvent hospitalisé à cause d’une maladie grave. Le garçon a hérité de son père sa passion des RPG et se prête volontiers aux jeux de piste que ce dernier lui prépare. Mais, un jour, Toya se retrouve sans le vouloir impliqué lui aussi dans une partie grandeur nature : il découvre dans ses affaires des cartes postales à l’écriture enfantine qui prédisent de terribles tragédies… et son rôle semble être de les stopper ! Mais pourquoi lui ? Et qui peut bien être l’auteur de ces prophéties ?

L’auteur

Après avoir été diplômé de son lycée, il part pour Tokyo étudier le dessin d’arrière-plan avant de devenir assistant du mangaka de Jojo’s bizarre adventure pour huit années puis se lance dans propre carrière de mangaka, Originaire de la région d’Hokkaido Sanbe Kei est l’auteur de nombreux mangas de thriller dont l’un des plus connus est certainement Erased qui fut nommé au prix Osamu Tezuka. Son autre nom de plume est Kawara Keisuke. Il est actuellement marié à l’illustratrice Keishi Kanesada avec qui il a eu un fils. 

Mon Avis

Une famille typique, des parents dévoués tous deux travaillant dans l’éducation, s’efforcent d’assurer une vie paisible à leur fils en voie de guérison, le tout dans leur nouvelle demeure à Sakura New Town. Cependant, le manga s’ouvre sur l’incendie d’une maison et la mort de trois personnages, une maison incendiée que l’on comprendra plus tard être possiblement celle d’Haru la mère de famille sans plus d’explication. Puis nous tournons la page pour revenir sur le quotidien ordinaire de cette famille. Leur fils prénommé Ao, se remet d’un énième séjour à l’hôpital, tout joyeux à l’idée d’enfin pouvoir retourner à l’école, mais à la fois triste de quitter ses camarades malades avec qui il jouait à Grando Quest (clin d’œil amusant à un RPG bien connu), jeu de quêtes auquel son père et ses camarades de classe aiment beaucoup jouer également. À l’image du jeu, c’est un véritable jeu de piste que le père Toya a préparé pour amuser son fils et lui faire oublier sa maladie, en cachant des autocollants de sa mascotte préférée un peu partout dans la nouvelle maison menant le fils à chercher et à découvrir des passages cachés entre les différentes pièces de la maison. Mais ce n’est pas le seul car très vite le père Toya va recevoir une carte postale, puis une seconde, et une troisième comportant l’image d’un monument célèbre, un chiffre, et un avertissement annonçant des événements sur le point de se produire. Si pour la première, ce dernier pense qu’il ne s’agit là que d’une heureuse coïncidence, très vite, il va commencer à prendre ces cartes postales prophétiques au sérieux et commencer à s’interroger sur l’identité de la personne qui les envoie. Plusieurs questions se bousculent alors dans sa tête, comment la personne peut-elle prédire ces événement et pourquoi lui sont-elle destinée ? Malgré ses questionnements, il décide d’écouter ces avertissements et de venir au secours des personnes mentionnées dans ces cartes. En dépit des risques encourus pour lui.

Ce que j’ai aimé dans ce premier tome, c’est sans nul doute son ambiance pesante, qui nous donne envie d’en savoir plus sur le qui et pourquoi ces cartes postales. Les personnages sont tous attachants, malgré sa maladie, Ao, le fils respire la joie de vivre et on aime le suivre dans son propre jeu de piste chez lui. Pourquoi donc tout ces passages secrets ? Cela contraste beaucoup avec le jeu de piste dans lequel se lance son propre père Toya, plus sombre, mais qui permet de présenter ce dernier comme un individu profondément bienveillant, et prêt à tendre la main aux autres quand il le peut. On comprend aussi que derrière le sourire de la mère se cache un passé douloureux qu’ils essayent d’oublier à deux.

Étant originaire du Pérou, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire en voyant que la première carte postale représentait le Machu Picchu. La première carte comportant le numéro 9 on se doute bien qu’il en existe d’autres et on hâte de voir en quoi tout ces événements sont liés.

Ce premier tome, qui ne nous donne pas beaucoup d’indices sur les raisons qui poussent l’individu mystérieux à envoyer ces cartes, mais sert surtout à installer son intrigue et à nous présenter les personnages de celle-ci. Cependant, un des chapitres nous permet déjà d’émettre une première hypothèse sur la potentielle identité qui se cache derrière l’expéditeur de ces prophéties. 

Si le dessin des personnages, qui manque parfois un peu de délicatesse, ne m’a pas particulièrement marqué, en revanche, on sent que la force de son trait réside dans les scènes d’action. La tension dramatique transparaît avec force, et les événements s’enchaînent de façon fluide. Il en va de même pour les sentiments des personnages, comme la peur ou l’appréhension, que l’on perçoit avec empathie. 

Le seul défaut de ce premier tome est de nous laisser en suspense jusqu’à la sortie du second tome ! Je le conseille fortement à tous les amateurs de thriller !

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