Interview de Ukon Takafuji du groupe Tokyo Bon

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Samedi 7 Juillet, nous avons eu la chance d’interviewer Ukon TAKAFUJI, un chorégraphe japonais présent à Japan Expo en tant que membre du Tokyo Bon : un groupe créé en association avec le chanteur Namewee et l’émission de TV Cool Japan. Tokyo Bon à pour but de promouvoir la danse traditionnelle du Bon Odori.

Pouvez-vous nous présenter le groupe Tokyo Bon ?

Tokyo Bon c’est à l’origine le nom du projet créé à l’initiative de Cool Japan TV pour promouvoir le Bon. Par la suite, c’est devenu le nom du groupe formé à cette occasion.

Qui compose le groupe Tokyo Bon ?

Dans le groupe il y a donc le chanteur Namewee qui est d’origine malaisienne et moi. Je m’appelle Takafuji Ukon, je fait partie de la deuxième génération d’une lignée de danseurs traditionnels de Bon. Dans le groupe, je prends en charge la danse et la chorégraphie. Je suis aussi en charge de la direction des danseurs.

Comment Tokyo Bon s’est construit ? Qui est à l’origine de ce groupe ?

Il faut dire que la danse du Bon, qu’on appelle aussi le Bon Odori est une danse japonaise traditionnelle qui commençait un petit peu à perdre en popularité auprès des jeunes et moi j’ai pensé qu’il fallait redonner vie à cette danse et en faire la promotion auprès des jeunes japonais mais aussi dans le monde entier. Pour cela j’ai entamé une collaboration avec le chanteur Namewee.

Vous êtes donc à l’origine du groupe ?

On peut dire que le groupe est né d’un accord commun entre Cool Japan TV, Namewee et moi-même.

J’ai vu dans vos projets que vous aviez travaillé pour le Kawaii Monster Cafe, que pouvez-vous nous dire de cette prestation ?

Harajuku est le assurément LE quartier de la culture kawaii. Nous avons voulu mélanger cette culture kawaii à la danse japonaise traditionnelle et nous avons donc créé le show Kawaii Oiran Night (https://youtu.be/qaAhq8qkKbM). Oiran est un des noms donnés aux geisha. C’est un show qui a actuellement lieu tous les mardis soirs. Le show est réalisé par les danseuses de Tokyo Bon ainsi que par les danseuses du Kawaii Monster Cafe.

Pourquoi avoir choisi la France pour commencer à vous produire en dehors de l’Asie ?

Personnellement, je me suis déjà produit en Amérique mais dans le cadre de Tokyo Bon c’est effectivement la première fois que nous nous produisons en dehors de l’Asie. Disons que pour nous japonais la France est un endroit qui a une très forte image et je me demandais si les français seraient capables d’accueillir favorablement la danse traditionnelle japonaise du Bon. Je vous avoue que cela m’inquiète un petit peu.

Finalement, qu’avez vous ressentis du public français ?

A Japan Expo, nous nous sommes produits sur scène deux fois et à chaque fois tout le monde a dansé avec nous ! C’était vraiment génial !

Avez-vous constaté une différence entre le public français et le public japonais ?

C’est mon opinion personnelle mais quand on danse il n’y a pas de parole. Lorsque l’on danse le ressenti se fait à travers à travers le corps et donc personnellement je ne vois pas de différence entre le public français et le public japonais. D’ailleur, je trouve cela très bien car mon idée est de répandre la danse du Bon à travers le monde et qu’il n’y ait pas de différence entre les personnes, que cela soit en France ou au Japon. Mon rêve est justement que nous dansions tous la même danse.

Peut-on rapidement revenir sur votre parcours personnel ?

J’ai appris la danse du Nihonbuyo de ma grand-mère puis de ma mère. Par la suite, j’ai aussi appris l’art du Kenbu et du Bon Odori. J’ai commencé à me produit à l’âge de 18 ans.  Très récemment j’ai commencé une collaboration avec le DJ TRF, lui aussi est présent à Japan Expo.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ses danses traditionnelles ?

Je souhaite perpétrer ces disciplines à travers le temps. Pour parler du Nihonbuyo, c’est une danse qui se pratique en kimono, il s’agit d’une danse plutôt douce, élégante, en lien avec la ville de Kyoto. C’est une danse qui recherche la beauté, l’esthétique. L’une de ses principales caractéristique est que les hommes et les femmes sont égaux, ils peuvent danser les mêmes mouvement. J’aime beaucoup cette discipline.

Pensez-vous que les danses traditionnelles japonaises peuvent plairent aux français ?

J’aimerais beaucoup ! L’une des raisons qui m’encourage dans ce sens là, c’est que les français regardent beaucoup d’animation japonaise. Les animés japonais rencontre du succès en France et dans ces animés on voit des personnages habillés en kimono. Aujourd’hui, j’ai vu à Japan Expo beaucoup de personnes habillées en kimono. Puisque l’on trouve des français qui porte des kimono, on peut penser qu’ils peuvent aussi être intéressés par les danses traditionnelles japonaises. Le Japon s’est modernisé à toute vitesse, il n’y a plus beaucoup de bâtiments anciens pourtant en France il reste encore beaucoup de bâtiments anciens, c’est pourquoi je me dis que les français sont peut-être aussi intéressés à conserver la culture, la tradition et l’histoire et j’aimerais beaucoup que les français nous aident à conserver cet aspect de la culture traditionnelle japonaise.

Combien de fois avez-vous visité Paris et qu’en avez-vous pensé ?

J’ai visité Paris 2 fois. C’est une très belle ville, j’ai envie de prendre beaucoup de photos à chaque fois.Ce que j’aime le plus c’est l’énergie que l’on reçoit quand on aperçoit l’Arc de Triomphe.

Danseuse 3 : Moi j’aime les croissants, je pourrais en manger sans arrêt ! Je ne m’en lasse pas.

Interview de Ukon Takafuji du groupe Tokyo Bon

Merci à vous d’avoir répondu à nos questions et merci à l’équipe de Japan Expo d’avoir permis cette interviews. Merci aussi au traducteur présent lors de cette interview. Nous souhaitons une bonne continuation à vous dans la réalisation de vos projets !

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À propos

Sidial

Un peu folle sur les bords, je suis fan de shojo manga et de tout ce qui est kawaii. Mes mascottes préférées sont Funassyi et Kumamon. J'adore manger et dormir !

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